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Je suis l'ennemi

Je suis l'ennemi

Johnny a beaucoup dormi ; on a déplacé sa cage tôt ce matin, il n'est plus stocké dans le laboratoire de cryotechnologie. Sa prison se réchauffe peu à peu, et par voie de conséquence son corps devient plus souple : il peut de nouveau se déplier dans la sphère de Walton sans risquer de s'effriter, de casser net, comme un glaçon sur lequel on verse du thé brûlant. À quelques mètres à peine, dans la coursive, des soldats discutent. Johnny réorganise sa structure pour entendre ce qui est dit. Quelqu'un tente de relever la section de garde, mais un des hommes qui est de faction depuis une bonne heure, probablement un sous-officier, proteste en essayant de ne pas trop hausser le ton. Johnny redouble d'attention — depuis qu'on l'a trimbalé d'un bout à l'autre de la station orbitale, il a vu tous les comportements possibles et imaginables. Il a contemplé le regard dément de celui qui admire son ennemi, le regard éveillé de celui qui le craint et le regard avide de ceux qui espèrent pourvoir utiliser ses talents hors normes.

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Bifrost n° 62

Bifrost n° 62

Il n’est aucun paysage africain plus grandiose que le pic neigeux du formidable Kilimandjaro, le point culminant du continent. On a tué le plus massif des éléphants connus sur son versant méridional, et pour les miens, Enkaï, notre dieu, résidait à son sommet. Par temps clair, on aperçoit ce mont de cent kilomètres à la ronde. Jadis, il accueillait un million d’animaux en sus du peuple masaï. Sous les acacias se côtoyaient l’éléphant, le buffle et le rhinocéros, tandis que le lion et le léopard guettaient l’antilope sans méfiance près des points d’eau. Nos manyattas couvraient les méplats de ses pentes.

Tout cela remonte au lointain passé. Il n’y a plus d’animaux sur la montagne, ni guère de gens. De nos jours, les Masaïs habitent l’autre Kilimandjaro, dont on m’a chargé de vous parler.

 

Mike Resnick

Kilimandjaro

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Les Visages de Mars

Les Visages de Mars

La première mission humaine pour Mars s'est probablement écrasée sur la planète rouge. Quel mystère, vieux de plusieurs millions d'années, se cache derrière Cydonia Face, le légendaire visage de Mars ? A-t-il dévoré l'équipage naufragé ?

Vous êtes poursuivi par la D.G.S.E, traqué sans relâche... Pourquoi ? Peut-être à cause d'un don qui fait de vous « l'homme singulier »...

Dans l'Himalaya des premières grandes aventures automobiles, une expédition française ne cesse de grimper vers une Chine dont elle s'éloigne peu à peu... Quel monde perdu se trouve au bout du chemin ?

Et si l'on vous disait que quelque chose attend derrière les secrets de la mécanique quantique, une présence qui menace...

Un voyage virtuel dans le Paris libertin vous intéresse... Tentant, certes, mais qui vous assure que les architectes du rêve ont tout prévu ?

Au fil de ses textes, Jean-Jacques Nguyen s’est imposé comme l’un des fleurons de la nouvelle SF française, surtout dans le domaine du récit court et de la novella. Sa nouvelle L’Amour au temps du silicium, publié dans la prestigieuse anthologie Escales sur l’horizon, l’a révélé au grand public. Ce passionné des sciences en général et d’astronomie en particulier, collaborateur de la revue Ciel & Espace, s’avère avec Serge Lehman le seul auteur français à exploiter vraiment la veine du merveilleux scientifique, mêlant avec bonheur Sense of Wonder et exactitude scientifique.

Ce recueil est une bonne occasion de découvrir un talent multiple qui s’impose de l’exploration des mondes perdus jusqu’au technothriller en passant par le Space Opera.

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Rêve de Chine

Rêve de Chine

Été 1930. Dans l'Himalaya des premières grandes aventures automobiles, l’expédition française Turpin-Audouard ne cesse de grimper, plus haut, plus haut, toujours plus haut, vers des altitudes aussi inespérées qu’improbables, vers une Chine dont elle s'éloigne peu à peu... Quel monde perdu se trouve au bout du chemin ?

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Swing, puzzle, Harlow

Swing, puzzle, Harlow

Harry Hakeley est fatigué. Monteur de spectacles débauché de Broadway pour exercer son talent à Hollywood, il regrette New York comme il peine à faire aboutir son nouveau projet, La Fille de Broadway. C’est que les producteurs s’inquiètent des extravagances du film : costumes païens, géante sculpture pleine de tentacules et chansons aux chœurs imprononçables. Quelque chose d’aussi ancien que profond menace dans les coulisses…

Épuisé  

Incidents de villégiature

Incidents de villégiature

Antoine n’aurait pas dû accepter l’invitation de son ami Germain. Cela lui aurait évité de finir retranché au sommet du phare de Quiberon, armé d’un fusil, faisant face aux forces de l’ordre. Pourtant, il s’agissait juste de passer un weekend en bord de mer, loin de l’agitation de la vie parisienne, dans une campagne bretonne si tranquille, si agréable que personne n’aurait envie de la quitter.

Épuisé  

Nos anges sont de fiel

Nos anges sont de fiel

Mortagues s’en vint à la Tour Noire. Elle est haute, cette Tour, si haute qu’elle tutoie les étoiles, et si loin qu’elle en paraît inaccessible. Surtout, elle est située sur une autre planète, éclairée par trois soleils et peuplées de créatures ailées surnommées « anges ». Mortagues veut l’atteindre, rencontrer ses habitants et trouver réponse aux questions qui l’obsèdent.

Épuisé  

Temps morts, morte saison

Temps morts, morte saison

Naëlle est malade. Va mourir. Avec Jacques, elle s’octroie un dernier voyage, une lune de miel à rebours sur les traces de celle qu’ils ont vécu dix ans plus tôt. Retour sur les côtes bretonnes, littéralement figées par un phénomène aussi inexpliqué qu’inexplicable qui les suspend hors du temps.

Épuisé  

L'Homme singulier

L'Homme singulier

Vous êtes poursuivi par la DST., traqué sans relâche... Pourquoi ? Peut-être à cause d'un don qui fait de vous l'homme singulier… l’homme d’une singularité. Au sens physique du terme. Un don, peut-être. Une malédiction, sûrement.

Épuisé  

L'Ultime réalité

L'Ultime réalité

Après huit ans d’absence, Olivier Perrin revient sur le site du grand accélérateur de particules. Pas pour le travail, mais pour inspecter le bureau de son ami et ancien collègue Jérôme Leverrier, probablement suicidé. Leverrier était en quête de la réalité ultime via la physique des particules. Aurait-il découvert derrière les secrets de la mécanique quantique une présence qui menace

Épuisé  

Les Architectes du rêve

Les Architectes du rêve

Un voyage virtuel dans le Paris libertin des années 1960 vous intéresse ?… Il suffit tout simplement de céder vos souvenirs, contre une somme fort rondelette. Néanmoins, qui vous assure que les architectes du rêve ont tout prévu ? Que les souvenirs n’ont pas été falsifiés ?

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Les Visages de Mars (nouvelle)

Les Visages de Mars (nouvelle)

« Le globe rouillé de Mars esquissait un rictus sur le fond velouté de l’espace, masque de carnaval grimaçant dans la nuit. La cicatrice de Valles Marineris figurait la bouche, et les volcans de Tharsis les orbites inexpressives de ce visage étranger, définitivement non-humain. »

La première mission humaine pour Mars s'est probablement écrasée sur la planète rouge. Quel mystère, vieux de plusieurs millions d'années, se cache derrière Cydonia Face, le légendaire visage de Mars ? A-t-il dévoré l'équipage naufragé ?

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Averse cosmique

Averse cosmique

Oubliant qu’il se trouvait à 50 000 unités astronomiques de la Terre, Linus Archibald Benedetti batifolait dans la neige fraîche comme aux plus belles années de son enfance.

Profitant de la micro-gravité, le géophysicien alternait bonds et cabrioles, envolées et pirouettes dignes d’un trapéziste de cirque. A chaque fois que ses bottes reprenaient contact avec la neige, un nuage de flocons s’élevait majestueusement dans la nuit.

Les flocons atteignaient des hauteurs insoupçonnées, puis mettaient des heures à retomber. Les premiers de ces nuages — ceux qu’il avait créés en sortant du camp de base, une demi-heure auparavant — étaient encore visibles. Figés à différents stades de dissipation, ils balisaient son périple le long des filins de sécurité comme autant de spectres emmaillotés dans leur linceul de neige.

Abstraction faite du scaphandre dont il était revêtu et de la pesanteur, Linus aurait pu se croire sur Terre, par une froide nuit d’hiver. Aucune irrégularité, dune ou congère, ne troublait l’uniformité du manteau neigeux. Dans le ciel dépourvu d’atmosphère, l’éclat des étoiles blessait les yeux. L’une de ces étoiles, en direction de Persée, attirait l’attention par sa brillance légèrement supérieure aux autres : le Soleil, l’astre du jour des terriens, rendu insignifiant par la distance.

Les constellations étaient familières, quoique orientées différemment par rapport à la Terre. Un quartier de lune fantomatique rasait l’horizon oriental. Quasiment invisible du fait de l’éloignement du Soleil, le satellite de la nouvelle planète ressemblait comme un frère à celui éclairant les nuits terrestres. Même taille, même distance à la planète-mère, et surtout, mêmes configurations géologiques.

« Alors, professeur Benedetti, on s’éclate?? »

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Atomic Bomb

Atomic Bomb

(Réunion commerciale au Bélial', ambiance café noir, cendriers qui dégueulent, big boss légèrement crispé :)

« Alors, le succès de l'été ?

Atomic Bomb de David Calvo et Fabrice Colin.

— C'est quel genre ?

— C'est une sorte de roman de science-fiction hommage à la Beat Generation avec des surfers bourrés au LSD, des écureuils londoniens, des extraterrestres en forme de poire et des rats en guerre contre Nintendo.

— Ah, quand même... Et on a une accroche « grave » pour ça ? Un truc qui arrache à donf' ?

— Si je devais définir Atomic Bomb en une phrase, je dirais que c'est un Fantasia post-moderne mis en musique par Marylin Manson et filmé par Terry Gilliam sous speed.

— Eh ben, on n'est pas dans la merde... »

 

Accrochez-vous à votre DiscmanTM et à votre planche de surf, enfilez un short et un joli t-shirt bariolé, faites le plein d'herbe-qui-fait-rire, car rien ne vous a préparé à Atomic Bomb !

 

David Calvo a été kidnappé par les extraterrestres de la corporation californienne Walt Disney à Roswell en 1947 ; les petits gris ont fini par nous le rendre en 1974 (ils n'en voulaient plus). Depuis, l'animal n'a cessé de grandir et avec lui son oeuvre. On lui doit plusieurs nouvelles et un fabuleux roman : Wonderful.

 

Fabrice Colin a deux ans de plus que son comparse atomique. Il a signé une dizaine de romans dont le remarqué car remarquable : Or not to be.

 

Fab' et Dave vivent dans la région parisienne, qu'ils espèrent pouvoir quitter un jour. Ils aiment les Préraphaélites, Tex Avery, Richard Brautigan, William Shakespeare, Londres, Los Angeles et le rock indépendant. Atomic Bomb est leur premier roman en collaboration.

 

« On a l'accroche pour le quatre de couv', boss ! Et ça le fait « grave », c'est de la bombe !

— Dites toujours, au point où on en est...

— Atomik' ta Mère ! »

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Pour une poignée d'helix pomatias

Pour une poignée d'helix pomatias

La sûreté nationale est en péril : rien moins que l'honneur de la nation est en jeu. Un honneur bien mal engagé puisque Chris Malet semble être le seul de nos agents secrets en mesure de le sauver. Et lui, l'honneur national, autant dire qu'il s'en tape. Sauf que voilà : il est l'unique détenteur de ce talent fort étrange qui lui permet de pénétrer la trame romanesque des livres... L'heure est grave. Pour cette mission capitale, c'est au cœur d'un roman gore qu'il lui faut plonger... Et le gore, il déteste.

 

Né à Paris en 1961, Michel Pagel a publié une quarantaine de romans dans à peu près tous les genres. Lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire 2002 pour Le Roi d'août, traducteur de talent (de Neil Gaiman et Joe Haldeman, notamment), il s'est imposé en vingt ans de publication comme l'un de nos romanciers les plus séduisants.

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Le Cimetière des astronefs

Le Cimetière des astronefs

Gaba est un contrebandier plus ou moins débrouillard et plus ou moins poursuivi par toutes les polices de la galaxie. Aux commandes de Betty, son vaisseau déglingué passablement jaloux, il aspire à quelques vacances bien méritées au retour d'un convoyage de deux anthropoïdes velus d'Uku. Mais, lorsque le richissime Aykip D. Foot Jr. lui propose de partir en quête du mythique cimetière des astronefs pour en ramener le secret de l'immortalité, Gaba comprend qu'il est des offres qu'on ne peut refuser...

 

Né à Paris en 1961, Michel Pagel a publié une quarantaine de romans dans à peu près tous les genres. Lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire 2002 pour Le Roi d'août, traducteur de talent (de Neil Gaiman et Joe Haldeman, notamment), il s'est imposé en vingt ans de publication comme l'un de nos romanciers les plus séduisants.

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Les Escargots se cachent pour mourir

Les Escargots se cachent pour mourir

Han Solo, James Bond et les Monthy Python !

 

La sûreté nationale est en péril : rien moins que l'honneur de la nation est en jeu. Un honneur bien mal engagé puisque Chris Malet semble être le seul de nos agents secrets en mesure de le sauver. Et lui, l'honneur national, autant dire qu'il s'en tape. Sauf que voilà : il est l'unique détenteur de ce talent fort étrange qui lui permet de pénétrer la trame romanesque des livres... L'heure est grave. Pour cette mission capitale, c'est au cœur d'un roman gore qu'il lui faut plonger... Et le gore, il déteste.

 

Gaba est un contrebandier plus ou moins débrouillard et plus ou moins poursuivi par toutes les polices de la galaxie. Aux commandes de Betty, son vaisseau déglingué passablement jaloux, il aspire à quelques vacances bien méritées au retour d'un convoyage de deux anthropoïdes velus d'Uku. Mais, lorsque le richissime Aykip D. Foot Jr. lui propose de partir en quête du mythique cimetière des astronefs pour en ramener le secret de l'immortalité, Gaba comprend qu'il est des offres qu'on ne peut refuser...

 

Né à Paris en 1961, Michel Pagel a publié une quarantaine de romans dans à peu près tous les genres. Lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire 2002 pour Le Roi d'août, traducteur de talent (de Neil Gaiman et Joe Haldeman, notamment), il s'est imposé en vingt ans de publication comme l'un de nos romanciers les plus séduisants.

 

Les Escargots se cachent pour mourir, omnibus réunissant les romans Pour une poignée d'helix pomatias et Le Cimetière des astronefs, est le manifeste d'un engagement en faveur d'une littérature de genre assumant pleinement sa vocation « populaire ».

 

Livre humoristique déglingué, foisonnant, ultra-référencé, parent français du Guide galactique de Douglas Adams, il est aussi un fervent hommage aux grands fondateurs que sont Raymond Chandler, Dashiell Hammett, Ian Fleming ou encore Robert A. Heinlein.

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Les Enfants de Mercure

Les Enfants de Mercure

La tribu, bien qu'épuisée par le froid du tunnel, s'était suffisamment reposée, décida Cils-d'Or.

Il était maintenant temps de combattre.

Elle monta dans l'eau glacée, les nageoires en action, et se prépara à conduire le groupe en avant, le long du tunnel de glace vers la caserne qui contenait la nouvelle Cheminée.

Mais, alors que la tribu arrêtait de paître et se massait derrière elle dans l'eau froide et croupie, la résolution de Cils-d'Or vacilla. Le Quêteur s'avérait telle une lourde présence à l'intérieur de son corps. Elle pouvait sentir les tentacules lovés autour de son estomac et elle savait que les filaments avaient déjà pénétré son cerveau, son esprit, son être.

D'un battement de nageoires, elle propulsa son corps dans le tunnel. Elle ne pouvait pas se permettre de montrer de la faiblesse. Pas maintenant.

« Cils-d'Or. »

Un corps large et chaud sortir de la foule et vint à travers l'eau turbulente toucher le sien ; il s'agissait de Nageoires-Puissantes, une des Tri?épouses de Cils-d'Or. La présence de Nageoires-Puissantes lui apporta un réconfort immédiat. « Cils?d'Or. Je sais que quelque chose ne va pas. »

Cils-d'Or envisagea un moment de nier mais elle se détourna, son malaise s'aggravant. « Je savais bien que je ne pourrais pas avoir de secrets pour toi. Crois-tu que les autres le sentent aussi ? »

Les cils qui recouvraient comme une chevelure le ventre de Nageoires-Puissantes vi-braient à peine lorsqu'elle parlait. « Seule Née-De-La-Glace soupçonne que quelque chose ne va pas. Et si ce n'était pas le cas, nous devrions le lui dire. » Née-De-La-Glace était la troisième des épouses de Cils-d'Or.

« Je ne peux pas me permettre d'être faible, Nageoires-Puissantes. Pas maintenant. »

Épuisé  

Le Petit Cabaret des morts

Le Rêve du démiurge - 7

Le Petit Cabaret des morts

Eté 1988.

À Viervy, petite ville des Alpes, Yorenn et Romain Algeiba, sœur et frère acrobates, se vouent une passion excessive...

À Viervy, lieu de heurt du monde réel et de l’au-delà, vit Alvar Cuervos, fils d’un démon et d’une bohémienne, assistant du secret docteur Malejour.

À Viervy, l’amour qui naît entre Alvar et Yorenn, opposés à tout point de vue, engendre le drame : la jalousie destructrice de Romain, le délire de Malejour aveuglé par science et pouvoir, la duplicité d’Alvar, les violences de Yorenn déchirée entre des idéaux contraires, tout se ligue contre eux — et d’abord eux-mêmes.

À Viervy, les âmes des morts sont l’enjeu du conflit qui divise les vivants. La guerre s’installe, tributaire des passions des uns et des autres.

À Viervy, le merveilleux spectacle qu’Alvar monte dans son Petit Cabaret ne livre rien au public du drame qui se joue en coulisse. Combat des vivants contre les vivants, des vivants contre les morts, des morts contre les morts, l’affrontement finit par s’étendre aux forces telluriques...

Francis Berthelot est né à Paris en 1946. Polytechnicien, docteur en biologie moléculaire, puis chercheur dans le domaine de la théorie littéraire, il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire à quatre reprises et, fait unique, dans quatre catégories différentes — dont celle du meilleur roman pour Rivage des intouchables, chez Gallimard « Folio SF ».

Le Petit Cabaret des morts, qui s’inscrit dans l’immense fresque littéraire du Rêve du démiurge, est son onzième roman.

« Francis Berthelot réussit l’improbable alchimie de la dureté et de la poésie... » Bifrost

« Francis Berthelot cisèle son sujet avec une maîtrise de la langue diabolique. Il nous emmène dans un carrousel maléfique qui, à la fois, distille un malaise insidieux et déverse des images d'un romantisme exacerbé. Une réussite. » Jean-Claude Vantroyen, Le Soir

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Genèse 2.0 : Loin des étoiles

Genèse 2.0 : Loin des étoiles

« L’horreur de l’espace n’est pas seulement dans l’espace. Ici aussi on peut l’éprouver, la nuit. »

 

Leur vaisseau spatial s’est écrasé sous une planète lointaine. Dans leurs scaphandres, ils sont une trentaine à ramper sous un ciel étranger. Drôle de ciel — un ciel de confins d’univers. Pas d’étoiles, ou si peu, et deux soleils moribonds qui n’éclairent pas franchement.

Parmi les naufragés, il y a Meesere Sorg, qui jure, essaie de comprendre et écrit, à une amie perdue ou à personne, pour se souvenir surtout, tenter de garder la raison. Et quand il n’écrit pas, Sorg voit ses compagnons d’infortune mourir les uns après les autres ; d’accident, de désespoir, quand ce ne sont pas leurs hallucinations qui se font de plus en plus épouvantables — mortelles. Est-ce la folie qui guette ? Ou bien autre chose, dissimulé dans les ombres de cette planète ?

 

Pierre Gruaz est né en 1962. Originaire de Haute-Savoie, il vit désormais dans le sud et songe à des destinations plus méridionales encore. Les hasards de la vie l’ont amené à travailler dans l’architecture ; plus de moments libres lui ont permis de consacrer du temps à l’écriture. Il met actuellement la dernière main à un roman de genre fantastique, sans exclure de revenir à la science-fiction.

Genèse 2.0 : Loin des étoiles est son premier texte publié. C’est également le premier inédit numérique des éditions du Bélial’.

 

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Hadès Palace

Le Rêve du démiurge - 6

Hadès Palace

« Il y a dans l'univers de Francis Berthelot une immense angoisse ; mais portée par une telle innocence que toute la douleur de l'existence s'y trouve changée en pure poésie. » revue Europe

Paris, début 1979.

Maxime Algeiba est le mime-serpent, un jeune artiste au talent exceptionnel. Aussi est-il contacté par l'imprésario de l'Hadès Palace — demeure tentaculaire au luxe magnétique, palais prestigieux où les grands du monde se pressent pour assister aux représentations du gratin artistique international. Comment refuser pareille offre : un contrat au sein d'un lieu aussi mythique ? C'est un tremplin, une occasion inespérée. Pourtant, une fois logé dans les dorures du Palace, Maxime ne tarde pas à remarquer des faits étranges. Pourquoi ces hommes armés qui quadrillent théâtres et couloirs ? Et ce malaise qui pétrifie Maxime dès qu'il s'éloigne dans les jardins alentour ; cette terreur sourde qui paraît régner chez les artistes ; ou encore ces « trois cercles » évoqués à demi-mot par certains ? Des questions qui ne trouveront réponse qu'une fois percés les secrets enclos derrière le visage impénétrable du maître du Palace, Bran Hadès.

Mais à quel prix ?

Francis Berthelot est né à Paris en 1946. Polytechnicien, docteur en biologie moléculaire, chercheur au CNRS dans le domaine de la théorie littéraire, il a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire à quatre reprises et, fait unique, dans quatre catégories différentes — dont celle du meilleur roman pour Rivage des intouchables, chez Gallimard « Folio SF ».

Hadès Palace, récit subtil aux frontières du merveilleux et d'un fantastique des plus noirs, est son dixième roman.

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Le Cimetière des toucans

Le Cimetière des toucans

La ville de Veistos, placée sous le patronage de Saint Hubert, se trouvait à la jonction de trois forêts. Les deux premières, giboyeuses à souhait, étaient le lieu de prédilection des chasseurs. Celle du sud-ouest abritait des hardes de cerfs, de daims et de chevreuils : les gars l’appelaient avec cynisme le bois des Cuissots. Quant à celle du sud-est, qui regorgeait de lièvres, de levrauts et de lapins de garenne, ils l’avaient baptisée le bois des Civets.

La troisième, tournée vers le nord, portait le nom sinistre de Bered-Maa.

En raison d’obscures légendes, personne ne s’y aventurait jamais. Seul un sculpteur, Quentin, s’était installé à la lisière, dans une cahute qu’il avait bâtie de ses mains. Un refuge contre le désespoir : veuf, âgé d’une quarantaine d’années, il l’avait construite après la mort de sa femme et de leur jeune fils, emportés un hiver par la fièvre grise. Depuis, il y vivait loin du tumulte de la ville, cherchant dans l’art la force de surmonter son deuil.

Le pain lui était fourni par le frère du meunier ; le lait par une fermière du voisinage. Pour les légumes et les fruits, il se contentait de ce qui poussait dans son jardin. Il ne se ren-dait à Veistos que de temps en temps, pour y acheter vêtements, outils ou viande salée. Bien que peu loquace, il savait encore se montrer aimable. Les rides creusées par le chagrin ne lui avaient pas durci le cœur. Jadis, on s’en souvenait, il avait été un joyeux compagnon. Mais si on lui faisait bon accueil, c’était surtout pour son talent : il venait vendre sur la place du marché le produit de son travail – des objets devant lesquels les amateurs ne pouvaient que s’émerveiller.

Il ciselait des œufs. De la taille du pouce pour les petits, de la main pour les plus grands, il y sculptait des scènes d’une finesse admirable : qu’elles soient guerrières ou pasto-rales, elles semblaient plutôt tissées dans la dentelle que taillées au burin. Et l’on n’en finis-sait pas de s’ébahir devant une telle métamorphose de la matière en beauté.

La matière, certes… Mais quelle matière ?

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L'Accroissement mathématique du plaisir

L'Accroissement mathématique du plaisir

Le premier recueil de Catherine Dufour : vingts récits dont sept inédits !

 

« Il n'est guère surprenant que j'aie trouvé de vifs motifs d'intérêt et de plaisir dans des nouvelles comme "Vergiss mein nicht" et "L'Immaculée conception", qui mettent en scène, non sans jubilation, des relations divergentes d'événements dérangeants. De tels événements pourraient, bien entendu, apparaître dans des textes britanniques, mais je doute que leurs auteurs eussent manié l'équilibre de ces récits contradictoires sur un mode comparable. »

 

Brian Stableford

 

Science-fiction, fantastique et fantasy... Catherine Dufour aborde l'ensemble de ces domaines avec un égal bonheur et s'affirme ici comme une nouvelliste de tout premier plan.

 

Au programme :

- des préfaces signées Richard Comballot et Brian Stableford,

- vingt récits dont sept inédits,

- une postface de Catherine Dufour,

- un entretien,

- une bibliographie exhaustive.

 

Catherine Dufour est née à Paris en 1966. Elle publie son premier roman, Blanche Neige et les lance-missiles, en 2001, opus initial d'une tétralogie de fantasy goguenarde et délirante qui rencontre un succès considérable. Le Goût de l'immortalité, son premier roman de science-fiction, paraît en 2005. Nouveau succès, tant public que critique : le livre remporte peu ou prou l'ensemble des prix littéraires dédiés au genre — Grand Prix de l'Imaginaire, Prix Rosny Aîné, Prix Bob Morane, Grand Prix de la Science-Fiction Française...

 

L'accroissement mathématique du plaisir, qui réunit vingt nouvelles dont « L'Immaculée conception », lauréate du Grand Prix de l'Imaginaire 2008, est son premier recueil.

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Je ne suis pas une légende

Je ne suis pas une légende

A L’EPOQUE OU MALO rencontra son premier vampire, il frôlait la dépression.

Après deux ans de bons et loyaux services en tant que Life Time Value Manager chez Johnson & Johnson, une persistante absence de cravate doublée d’une regrettable propension à quitter le bureau en sifflotant sitôt son travail bouclé lui avait valu une mise au placard définitive. Dans les premières semaines de sa relégation, il essaya d’inverser la vapeur : il mit une cravate noire imprimée de petits ours rouges et passa de longues heures supplémentaires près de la machine à café.

Peine perdue.

Il était trop tard.

Beaucoup trop tard.

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Le Sourire cruel des trois petits cochons

Le Sourire cruel des trois petits cochons

ADELINE AVAIT TOUJOURS deux kilos à perdre, un travail à durée déterminée et des opinions bien arrêtées sur une douzaine de séries télévisées. En clair, c’était une fille terriblement banale, hors cette habitude, dont elle n’avait jamais réussi à se débarrasser, de s’endormir avec une grosse boîte à gâteaux vide serrée contre elle.

Elle parcourait ses rêves, la boîte sous le bras, et la ramenait emplie de brimborions oniriques. Une fois, c’était une canne sauteuse, une canne en bois noire ramassée dans un cauchemar idiot, qui sautillait tout le temps et qu’Adeline, à bout de patience, enterra nuitamment près d’un calvaire de Rostrenen (elle doit toujours y être). Une autre fois, c’était un bon litre d’eau de lac de fée, qu’Adeline avait mis en bouteille et posé sur sa table de nuit. On y voyait parfois passer le visage idiot d’une sirène ou le regard gélifié d’un noyé. Adeline conservait aussi une petite robe de perles de jais dans laquelle elle ne rentrait plus, un optique de feu rouge en plastique bleu, une poignée de sable dévoreur, un pot de miel impossible à vider, une plaque de rue émaillée « boulevard Higelin » et une paire de ciseaux en cuivre couverts de reflets d’yeux verts.

Ce dont Adeline rêvait, ou plus exactement ce qu’elle voulait et dont elle n’arrivait pas à rêver, ce qu’elle avait toujours cherché et jamais trouvé, c’était une baguette magique. Elle savait exactement quoi lui demander et dans quel ordre, tant elle avait passé d’heures à ordonner ses désirs. Elle la découvrit finalement, un matin de ses vingt-trois ans, alors qu’elle abordait le rivage amer du réveil après un voyage au bout de la mer infinie — là où la mer se recourbe, quand l’île que vous devez bientôt aborder se trouve juste au-dessus de votre tête, verte et noire dans son lagon d’eau claire, et que des fruits en tombent pour rebondir sur le pont de votre bateau… La baguette était là, dans la brume épaisse des frontières du rêve, plus fine qu’un cheveu, intermittente. Adeline tendit la main, referma sa boîte et se réveilla.

Elle souleva doucement le couvercle : la baguette y était toujours.

 

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L'Immaculée Conception

L'Immaculée Conception

Pour la première fois de sa vie, Claude se regardait vraiment dans sa glace. Sous le néon de la salle de bains, son reflet grumeleux de boutons lui adressait un regard fixe de poisson mort qui ne lui apprenait rien. Elle aurait pourtant bien voulu savoir comment elle se sentait. À force de fixer ce visage aussi immobile qu’une flaque de dentifrice, une baudruche d’angoisse commença à gonfler dans sa gorge. Elle se détourna du miroir, prit sa brosse à dents, la considéra : ce n’était pas l’heure de se brosser les dents. Elle reposa sa brosse. Elle se massa la nuque, sonnée comme la fois où une collègue pressée lui avait donné, en passant, un coup de listing. Elle posa la main sur son ventre puis la retira brusquement, et resta dix secondes à regarder sa main, organe étrange capable de commettre un geste aussi… aussi… La baudruche enflait. Claude s’assit au bord du lit, aussi pesante qu’un sac de plâtre. Puis elle se leva et alla boire un verre d’eau. La voix du Docteur résonnait dans les coins du studio :

« Ça arrive, Docteur, qu’on ait des enfants… euh, sans… enfin, sans être allé avec un homme ? »

Rire pointu.

« C’est arrivé une fois, oui. Il y a 2000 ans. Pourquoi ? Vous nous faites une immaculée conception ? »

Rire pointu.

 

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Vergiss mein nicht

Vergiss mein nicht

L’IEPT (Institut d’Etudes Polyvalent du Trident) est un préfabriqué provisoire depuis vingt ans, auquel quelque architecte fou ou ivre a donné la forme d’un cancer généralisé. Cette monstrueuse tumeur de béton répand ses métastases au bord du canal Vieux Baiser, crachant ses élèves par trois sorties : l’une, côté sud, dégringole jusqu’à la nationale, l’autre, côté est, mène à un puits de boue pompeusement nommé stade, et la troisième, plein nord, à la cité universitaire. Il devrait y en avoir une à l’ouest, mais c’est là que passe le canal. Qu’aucune sortie ne donne sur cet égout est la seule preuve de l’intervention d’un cerveau raisonnablement pensant dans la conception de l’IEPT.

La ZI du Trident prolifère sur dix kilomètres autour de l’Institut, jusqu’à la ville de Haussun Sassey ; on la voit de loin, à cause de son dôme de smog. Quand on arrive des hauteurs d’Haussun, et pour peu qu’il fasse beau, la vue est d’une splendeur martienne : les infrastructures des usines étincellent au fond de la brume délétère, les tuyères luisent comme des anguilles, le dos rond des hangars ruisselle de soleil.

Vu de près, c’est moins gracieux.

Tout l’IEPT rêve de mettre la main sur le type qui a ainsi appliqué à la lettre l’idée pleine d’esprit de rapprocher le monde universitaire de celui de l’entreprise. Lui mettre la main dessus et ensuite, lui faire prendre un bain dans le canal. C’est un fantasme sadique, car Vieux Baiser charrie l’intégralité des déchets industriels du Trident plus une bonne partie des déchets domestiques de Haussun Sassey. Un centre de traitement des eaux usées est censé intervenir quelque part en amont, mais ce sont des rumeurs peu dignes de foi.

A hauteur de l’IEPT, on a installé le long du canal un grillage protecteur que les émanations acides ont depuis longtemps réduit en loques. Les panneaux « Baignade interdite » ont fait rire des générations d’étudiants : la mousse qui recouvre Vieux Baiser, nuancée depuis le jaune pisse jusqu’au vert morve et secouée de brusques remontées de gaz, donne envie de vomir, de fuir ou d’éteindre sa clope mais jamais — jamais — de nager.

Tout ça n’empêche pas l’IEPT d’être « une bonne université remplie de bons profs avec du bon matos ». Je me récitais cette devise quand je sentais la foi me quitter, et chaque fois je faisais un petit bâton sur un petit carnet. Dès que j’avais une pleine page de petits bâtons, je sautais dans mon cendrier roulant, une R5 en ruine, et filais vers Hauss boire un peu d’oxygène et beaucoup de bière dans un bar downtown. Ceci mis à part, j’étais une thésarde modèle, passant un tiers de mon temps en amphi, un tiers à dormir dans une cellule tapissée de posters des Editions du Désastre, et le troisième tiers à me préoccuper du matériel : refouler les resquilleurs dans la queue du restau U, trier la viande du gras, boucher les trous dans la porte des chiottes avec du PQ pour pisser en paix et tabasser la photocopieuse.

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La Lumière des elfes

La Lumière des elfes

POUR MOI, IL Y A DEUX Peintures : la concave et la convexe — celle qui sort du cadre pour vous coller au mur et celle qui vous invite à enjamber le cadre pour aller voir comment se continue le paysage, au-delà.

Celle qui vous prend la tête en hurlant et celle qui vous prend par la main en chantant à voix de sirène.

Pour moi, il y a Guernica et les prisons du Piranèse.

 

 

Pour moi, il y a deux Femmes : les pétasses en A et les autres. Les pétasses en A sévissent chez les artistes — Gala, Elsa, Amanda, des chieuses aux yeux fous et aux comptes bancaires soignés. On dit : des Muses.

Hier soir, j’ai dîné avec Zelma, qui fut la Muse de Toussaint Settbon. Zelma, en bonne et due Muse, a la cinquantaine efflanquée, des cheveux de gitane, le cuir trop cuit et des pâtés sur la gueule (du khôl, du fard à joue, du rouge à lèvres). Tout ça est emballé dans des voileries noires qui puent la clope et lesté par des bijoux en argent crasseux, qui tintent à rendre folle une vache suisse.

Je n’arriverai jamais à donner de Zelma l’impression qu’elle veut donner, celle d’une belle pute vieillissante dont on suppose qu’elle a, en son jeune temps, posé à poil pour des génies drogués sous d’immenses verrières glaciales — d’une main elle boit un Tequila-Mezcal, de l’autre elle caresse ses beaux seins durcis. Drapée dans sa seule chevelure, elle incline sur une épaule frissonnante son beau crâne ravagé par l’Art et l’Opium…

Je n’y arriverai jamais. Zelma est trop conne. D’ailleurs, Toussaint Settbon était un gros con.

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Rhume des foins

Rhume des foins

C’EST UNE GRANDE MAISON en bois cérusé, blanche et gracile, échouée parmi les fleurs. On y entre par des portes-fenêtres gréées de mousselines et une galerie en fait le tour, séparée du jardin par une colonnade mangée de vigne vierge.

Pour aller de la route à la maison, il faut remonter une longue allée tracée à même un fouillis de chèvrefeuille. Le climat est si doux que les floraisons se succèdent sans interruption, d’un bout à l’autre de l’année, entretenant une jungle de parfums. C’est l’allée des vapeurs et des ivresses, un champs de pavots n’est pas plus suffocant, ni plus enchanteur. Les lilas s’enlacent à l’infini entre les fûts droits des tilleuls, élèvent vers les frondaisons des vrilles de pollen puis roulent enchevêtrés vers le sable de l’allée, qu’ils dévorent.

Le reste du jardin est une houle d’herbe où tanguent des corbeilles d’œillets, où transhument des troupeaux de fuchsias. Entre les flaques couvertes de nénuphars que bénissent les saules, tournoient des bosquets de laurier-roses poisseux. En écartant les branches, on rencontre parfois un buste moisi, ou un reste de balancelle, un kiosque en roseau pourrissant, une jardinière moustachue de menthe, un souvenir de plate-bande où le jasmin et le cannabis se battent en duel. On peut craindre parfois de se perdre, mais on retrouve toujours la maison, à cause des rires.

Sous la galerie sont servis à toute heure du thé brûlant, du café chaud, des gâteaux encore tièdes, des sirops glacés et des sourires chaleureux. Ça sent bon le bois, la citronnelle et le frais. Assis sous la véranda, j’ai vu bien des fois le soleil se coucher au fond du jardin, allumant des vers luisants dans la pelouse et des incendies sur l’horizon. Longtemps cette maison, ses parfums et ses livres, a été pour moi le paradis sur Terre. Et savez-vous quel serpent m’en a chassé ?

Le rhume des foins.

Mais il ne m’est pas venu tout seul, oh non…

 

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Le Jardin de Charlith

Le Jardin de Charlith

– Charlotte Berg est née la même année que moi. C’est… c’était la grand-tante de ta petite amie Christine. À l’époque, nous nous voyions chaque été, comme tu retrouves chaque été Christine et ta bande de copains. Vous passez vos après-midi à la plage, nous passions les nôtres ici. Nous étions un peu moins nombreux que vous. Il y avait ton grand-père, l’oncle François qu’on appelait Lancelot de la Flaque, Charlotte Berg, sa cousine Adrienne Villers, et puis la vieille tante Rose qui n’était alors ni tante ni vieille. Et d’autres, quelquefois mon frère Adrien, celui qui est mort à la guerre d’une rougeole, un Benoît, aussi, le père de celui qui a foutu le camp avec mon beau-frère, je crois, enfin nous étions une quinzaine. Et puis Dieter Saulx, surnommé « Le plus beau des enfants du monde » par les vieilles du coin. On se retrouvait parfois entre garçons, quand les filles jouaient à essayer les robes de leurs mères. Nous faisions voguer nos bateaux en discutant toujours de la même chose : les femmes en général, ces demoiselles en particulier. Et nous arrivions toujours à la même conclusion: Adrienne était la plus belle, mais nous étions tous amoureux de Charlotte.

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