Alain SPRAUEL

Alain Sprauel est, en France, le spécialiste incontesté des bibliographies de science-fiction et d’imaginaire ; c’est logiquement le plus sollicité par les éditeurs.

Depuis une vingtaine d’années, il a publié près de 150 bibliographies pour Denoël, le Bélial’, J’ai Lu ainsi que pour de nombreuses revues dont Bifrost. Il publie à destination des passionnés le fanzine semestriel Biblio-SF dont chaque numéro comporte une demi-douzaine de bibliographies illustrées en couleurs.

Il est aussi le spécialiste d’auteurs comme Stephen King, Dean Koontz, Serge Brussolo, Pierre Pelot ou Claude Seignolle dont il possède l’intégralité de toutes les éditions de l’ensemble de leurs œuvres !

Enfin, en complément de son activité bibliographique, Alain Sprauel constitue un patrimoine littéraire des œuvres fantastiques en langue française. À l’heure actuelle, il possède près de 10.000 livres !

Alain Sprauel met depuis longtemps ses connaissances au service du public. Il était logique qu’il soit invité aux Imaginales pour parler de sa passion. Pour aller plus loin :

http://www.noosfere.com/icarus/livres/auteur.asp?numauteur=-49153&Niveau=revues http://www.noosfere.com/icarus/livres/auteur.asp?numauteur=-49153 http://lemondedemateo.over-blog.com/article-bibliosf-l-interview-d-alain-sprauel-91867820.html http://www.jack-london.fr/

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Bifrost n° 71

Bifrost n° 71

La fille était une Barbie, cela ne faisait aucun doute : elle en avait la chevelure et la tenue chic — très élimée mais qui avait dû engloutir une grande partie de son maigre budget. Le garçon, de dos, ne montrait qu’un imperméable et un chapeau. Un Marlowe ? Un Maigret ? En tout cas une de ces ids bon marché populaires dans les sleumes et qui, au bout du compte, condamnaient à y rester. Depuis quand n’y avait-il pas eu de Maigret sur le décapodium national, sans parler du pentapodium continental ? Des dizaines d’années.

Il faudrait un joueur exceptionnel pour changer cela, et un joueur exceptionnel ne choisirait pas une id à la popularité trop locale pour atteindre un jour le podium mondial.

Le garçon et la fille s’embrassaient au beau milieu de la rue. Ils avaient l’âge où l’on peut se permettre cela en se moquant du regard des autres et des nanocams. Qu’ils en profitent...

Michel Pagel
Cosplay

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Bifrost n° 71

Bifrost n° 71

La fille était une Barbie, cela ne faisait aucun doute : elle en avait la chevelure et la tenue chic — très élimée mais qui avait dû engloutir une grande partie de son maigre budget. Le garçon, de dos, ne montrait qu’un imperméable et un chapeau. Un Marlowe ? Un Maigret ? En tout cas une de ces ids bon marché populaires dans les sleumes et qui, au bout du compte, condamnaient à y rester. Depuis quand n’y avait-il pas eu de Maigret sur le décapodium national, sans parler du pentapodium continental ? Des dizaines d’années.

Il faudrait un joueur exceptionnel pour changer cela, et un joueur exceptionnel ne choisirait pas une id à la popularité trop locale pour atteindre un jour le podium mondial.

Le garçon et la fille s’embrassaient au beau milieu de la rue. Ils avaient l’âge où l’on peut se permettre cela en se moquant du regard des autres et des nanocams. Qu’ils en profitent...

Michel Pagel
Cosplay

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Bifrost n° 70

Bifrost n° 70

Le jeune homme se hissa dans le sas membraneux, puis il s’en extirpa et constata qu’on avait posé, à quelques mètres du véhicule, une main courante qu’il rejoignit tant bien que mal. La pente apparente à quarante-cinq degrés n’offrait pas la moindre prise et il lui semblait effectuer des gestes lents comme dans un rêve, ou sous l’eau. Bien cramponné à la main courante, il se retourna pour embrasser le Sucre du regard.

Sous ses pieds, le versant évoquait du verre luisant. Des ombres plus vastes que des villes jouaient dans ses tréfonds. Il savait que la Face formait un carré de dix mille kilomètres de côté et il espérait voir les détails des Bords et des Coins éloignés depuis ce poste d’observation ; mais dans sa vision, au-delà de quelques centaines de kilomètres, la surface se réduisait à un trait lumineux.

Le jeune homme se dévissa le cou.

Un navire de guerre spline passait dans le ciel, à moins de vingt kilomètres du Bord. La sphère de chair, présentant des rides de la taille de canyons et des pustules au fond desquelles scintillaient des emplacements de canon, disparut derrière l’arête du monde en roulant majestueusement sur elle-même.

Stephen Baxter
Diagrammes du vide

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Bifrost n° 70

Bifrost n° 70

Le jeune homme se hissa dans le sas membraneux, puis il s’en extirpa et constata qu’on avait posé, à quelques mètres du véhicule, une main courante qu’il rejoignit tant bien que mal. La pente apparente à quarante-cinq degrés n’offrait pas la moindre prise et il lui semblait effectuer des gestes lents comme dans un rêve, ou sous l’eau. Bien cramponné à la main courante, il se retourna pour embrasser le Sucre du regard.

Sous ses pieds, le versant évoquait du verre luisant. Des ombres plus vastes que des villes jouaient dans ses tréfonds. Il savait que la Face formait un carré de dix mille kilomètres de côté et il espérait voir les détails des Bords et des Coins éloignés depuis ce poste d’observation ; mais dans sa vision, au-delà de quelques centaines de kilomètres, la surface se réduisait à un trait lumineux.

Le jeune homme se dévissa le cou.

Un navire de guerre spline passait dans le ciel, à moins de vingt kilomètres du Bord. La sphère de chair, présentant des rides de la taille de canyons et des pustules au fond desquelles scintillaient des emplacements de canon, disparut derrière l’arête du monde en roulant majestueusement sur elle-même.

Stephen Baxter
Diagrammes du vide

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Bifrost n° 68

Bifrost n° 68

Je me souviens de la nuit où je suis devenue une déesse.

Les hommes sont venus me chercher à l’hôtel au coucher du soleil.

La faim me faisait tourner la tête, les évaluateurs d’enfants m’ayant interdit de manger le jour de l’examen. J’étais debout depuis l’aube : la toilette, l’habillement et le maquillage demandaient beaucoup de temps et de travail. Mes parents m’ont lavé les pieds dans le bidet. Nous n’en avions jamais vu et il nous semblait fait pour cela. Aucun de nous trois n’avait jamais séjourné à l’hôtel. Nous le trouvions grandiose, même si je me rends maintenant compte qu’il s’agissait d’une chaîne touristique bon marché.

Je me souviens que dans l’ascenseur, j’ai senti des oignons en train de cuire dans du ghî et pensé que c’était la meilleure odeur de nourriture au monde.

Ian McDonald
La Petite déesse

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Bifrost n° 68

Bifrost n° 68

Je me souviens de la nuit où je suis devenue une déesse.

Les hommes sont venus me chercher à l’hôtel au coucher du soleil.

La faim me faisait tourner la tête, les évaluateurs d’enfants m’ayant interdit de manger le jour de l’examen. J’étais debout depuis l’aube : la toilette, l’habillement et le maquillage demandaient beaucoup de temps et de travail. Mes parents m’ont lavé les pieds dans le bidet. Nous n’en avions jamais vu et il nous semblait fait pour cela. Aucun de nous trois n’avait jamais séjourné à l’hôtel. Nous le trouvions grandiose, même si je me rends maintenant compte qu’il s’agissait d’une chaîne touristique bon marché.

Je me souviens que dans l’ascenseur, j’ai senti des oignons en train de cuire dans du ghî et pensé que c’était la meilleure odeur de nourriture au monde.

Ian McDonald
La Petite déesse

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Bifrost n° 64

Bifrost n° 64

C’est étrange comme les paysages les plus tristes, ternes, si pathétiquement humains, acquièrent dans leur déroulement, vus de la fenêtre du train qui nous emporte, un intérêt singulier. Les plans successifs s’animent sur le ciel immobile. Tout un décor de théâtre élisabéthain se met en branle, là, sous mes yeux. Et rien ne peut plus tout à fait être désigné comme laid ou vide, pas même les champs sans fin ou les banlieues en grisaille.

Alors que la tête de mon horripilante filleule tangue contre ma cuisse — que, dans sa somnolence, elle a dû confondre avec l’accoudoir —, je songe aux précipitations de notre globe dans l’espace, à ses girations terribles, et je me dis que si nous en avions conscience, hurlant notre terreur comme la filleule hurlant à mon oreille à bord d’un wagonnet de montagnes russes, nous prêterions plus d’attention à ce monde et à nous même…

 

Jérôme Noirez

Faire des algues

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Bifrost n° 64

Bifrost n° 64

C’est étrange comme les paysages les plus tristes, ternes, si pathétiquement humains, acquièrent dans leur déroulement, vus de la fenêtre du train qui nous emporte, un intérêt singulier. Les plans successifs s’animent sur le ciel immobile. Tout un décor de théâtre élisabéthain se met en branle, là, sous mes yeux. Et rien ne peut plus tout à fait être désigné comme laid ou vide, pas même les champs sans fin ou les banlieues en grisaille.

Alors que la tête de mon horripilante filleule tangue contre ma cuisse — que, dans sa somnolence, elle a dû confondre avec l’accoudoir —, je songe aux précipitations de notre globe dans l’espace, à ses girations terribles, et je me dis que si nous en avions conscience, hurlant notre terreur comme la filleule hurlant à mon oreille à bord d’un wagonnet de montagnes russes, nous prêterions plus d’attention à ce monde et à nous même…

 

Jérôme Noirez

Faire des algues

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Bifrost n° 63

Bifrost n° 63

Quelle belle ville ! se disait Bjska. A la contempler, on ne pouvait que remarquer cette qualité irrésistible. En tant que Médecin de Ville appelé à la traiter, il trouvait cette beauté déchirante. Sans cesse, il songeait aux individus qui tenaient cet endroit pour leur chez-soi, ces deux cent quarante-et-un mille humains tous confrontés à la perspective de devenir de simples sans-abris. Depuis la péninsule boisée protégeant le port, le regard de Bjska franchissait un bras d’eau. La chiche lumière de la fin d’après-midi prêtait au paysage une dominante rouille. Il cherchait des défauts, mais, à cette distance, on ne voyait même pas les rapiéçages appliqués avec goût. Pourquoi m’a-t-on choisi pour ce travail ? s’interrogea-t-il. Si seulement ces imbéciles avaient bâti une ville laide !

 

Frank Herbert

Mort d’une ville

Épuisé  

Bifrost n° 63

Bifrost n° 63

Quelle belle ville ! se disait Bjska. A la contempler, on ne pouvait que remarquer cette qualité irrésistible. En tant que Médecin de Ville appelé à la traiter, il trouvait cette beauté déchirante. Sans cesse, il songeait aux individus qui tenaient cet endroit pour leur chez-soi, ces deux cent quarante-et-un mille humains tous confrontés à la perspective de devenir de simples sans-abris. Depuis la péninsule boisée protégeant le port, le regard de Bjska franchissait un bras d’eau. La chiche lumière de la fin d’après-midi prêtait au paysage une dominante rouille. Il cherchait des défauts, mais, à cette distance, on ne voyait même pas les rapiéçages appliqués avec goût. Pourquoi m’a-t-on choisi pour ce travail ? s’interrogea-t-il. Si seulement ces imbéciles avaient bâti une ville laide !

Frank Herbert

Mort d’une ville

Épuisé  

Bifrost n° 60

Bifrost n° 60

« Le nettoyage de camp de manouches, c’est toujours la plaie. T’y vas pour récupérer des bagnoles volées, t’as le signalement des gars qu’y faut taper, t’as même une idée de la disposition des lieux et quand tu finis enfin par rentrer, t’as pas une voiture plus récente qu’une Skoda de 1980 et tes gars, y s’sont déjà fait la tchave y’a belle lurette.

Entre-temps, toi, tu t’es fait caillasser par des minots, les femmes t’ont balancé des tampax usés à la gueule, et puis bon… tu sais jamais comment ça peut dégénérer avec eux. Tiens ! Une fois, dans un camp, on a retrouvé cinq AK47 et dix-huit grenades défensives. Non mais t’imagines ? Si y s’en étaient servis, ces barjos ? On aurait pas eu l’air con avec nos balles en plastique, tiens ! »

Eric Holstein

Enculés !

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Bifrost n° 58

Bifrost n° 58

C’est cette année-là que les Bouches se sont ouvertes. Deux d’abord, une au-dessus du Pacifique et une autre au milieu de la mer de Chine. Rien de grave pour la sécurité mondiale : ce qui en sortait, la plupart du temps, tombait dans un grand « plouf », se débattait quelques secondes avant de se noyer. L’avantage d’avoir beaucoup d’océans…

Le choc a été brutal pour les grandes religions : le choc de l’innocence perdue. Par contre, pour un paquet de sectes, ça a été du pain bénit, tous ces aliens qui déboulaient sur notre belle planète bleue. Mais ensuite, même elles ont été débordées. Trop de variété, trop de biochimies, trop de langages différents… trop tout court. Car d’autres Bouches se sont ouvertes sur la terre ferme.

Par dizaines.

 

Laurent Genefort

« Rempart »

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Bifrost n° 57

Bifrost n° 57

La femme avançait en trébuchant dans le long couloir, trop fatiguée pour courir. Elle était grande, pieds nus, et portait des vêtements déchirés qui n’auraient pu dissimuler sa grossesse très avancée.

La vue brouillée par la douleur, elle aperçut une lumière bleue familière. Un sas. Elle n’avait plus d’autre endroit où aller. Elle ouvrit la porte, la franchit et la referma derrière elle. Elle se tourna vers la porte extérieure, celle qui donnait sur le vide, puis se hâta d’actionner les quatre manettes de déverrouillage. Au-dessus de sa tête, une tonalité d’avertissement retentit, discrète et rythmique. La porte extérieure restait désormais fermée grâce à la pression de l’air dans le sas et il faudrait la verrouiller à nouveau pour débloquer la porte intérieure. Elle entendit du bruit dans le couloir, mais elle se savait en sécurité. Tenter de forcer la porte extérieure déclencherait assez d’alarmes pour attirer la police et le service de l’air.

Ce n’est qu’en sentant ses tympans éclater qu’elle s’aperçut de son erreur. Elle voulut hurler, mais son hurlement s’éteignit très vite quand le dernier souffle d’air se rua hors de ses poumons. Elle continua un certain temps à marteler sans bruit les parois métalliques, jusqu’à ce que le sang lui coule du nez et de la bouche. Le sang faisait des bulles. Au moment où ses yeux commençaient à geler, la porte extérieure pivota vers le haut, lui dévoilant le paysage lunaire…

 

John Varley

« L’Homme à la Cloche »

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Bifrost n° 53

Bifrost n° 53

Le 27 novembre 2000, un pli m'est parvenu. Rien que de très habituel chez moi : depuis que j'ai entamé une carrière d'écrivain à plein temps, je reçois beaucoup plus de courrier. Une bande arrachée sur le rabat de l'enveloppe permettait d'en vérifier le contenu. Ce qui n'a rien d'inhabituel non plus. A cause, sans doute, de mes activités politiques — membre à géométrie variable d'un groupe d'extrême-gauche, je me suis présenté aux élections au nom de la Socialist Alliance — , il est fréquent que l'on espionne ma correspondance, ce qui ne lasse d'ailleurs pas de m'indigner. Si je précise ce détail, c'est pour expliquer pourquoi j'ai ouvert une lettre qui ne m'était pas destinée. Je m'appelle China Miéville et j'habite sur ...ley Road. Le paquet était adressé à un certain Charles Melville, au même numéro, mais sur ...ford Road. Aucun code postal n'étant mentionné, le colis a fini par échouer à mon domicile. Devant ce gros emballage à demi déchiré par quelque barbouze, j'ai tout bêtement supposé qu'il m'était adressé et je l'ai ouvert...

 

China Miéville

Compte-rendu de certains événements survenus à Londres (prix Locus 2003)

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Bifrost n° 51

Bifrost n° 51

Plusieurs mois avant mon treizième anniversaire, ma mère m'a visité en rêve afin de m'expliquer pourquoi elle m'avait envoyé vivre dans un cirque sept ans plus tôt. Sauf erreur de ma part, ce rêve était un Mitsubishi, une biopuce de la gamme Moonflower qui dominait le marché de la pornographie à cette époque ; programmé pour s'activer une fois que ma production de testostérone aurait atteint un niveau déterminé, il présentait une Asiatique au corps sculptural, sur lequel ma mère avait apparemment greffé son visage. J'ai supposé que, pressée par le temps, elle avait été obligée d'utiliser ce qu'elle avait sous la main ; d'un autre côté, vu la complexité machiavélique de notre histoire familiale, je me suis demandé par la suite si elle n'avait pas délibérément choisi une puce porno afin de provoquer en moi un conflit œdipien de nature à souligner l'urgence de son message...

Lucius Shepard

Radieuse Etoile verte (prix Locus 2001)

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Bifrost n° 50

Bifrost n° 50

... Cette nuit-là le Santa Ana charriait vers l'ouest des détritus divers : papiers, feuilles mortes et panaches de poussière subtilisée sur des aires de stationnement où des semi-remorques attendaient patiemment le lever du jour. Cette nuit-là une chose non identifiable, roulant et glissant dans les rues désertes de Santa Margarita, se raccrocha brièvement à de hautes branches, tenta quelques dérapaqes sur les toits des voitures garées puis lonqea la vitrine nord de la Cantina de Guillermo, un resto ouvert 24 heures sur 24, en exécutant une sorte de danse du ventre langoureuse et lascive. Le seul qui put l'admirer fut ce vieillard que tous appelaient Cyclope, et qui sirotait un café au comptoir — une activité qu'il faisait durer pour bénéficier d'un peu de chaleur et de lumière — , et il contempla cette chose jusqu'au moment où elle atteignit l'extrémité de la vitre et bascula au-delà, l'obligeant à tordre le cou pour la suivre de son œil valide...

 

Tim Powers

Itinéraire nocturne

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Bifrost n° 45

Bifrost n° 45

L'année qui a suivi la mort de Lorraine, j'ai envisagé six fois de me suicider. Envisagé sérieusement, je veux dire : je me suis installé six fois avec le gros flacon de clonazépam à portée de main et j'ai échoué six fois à le prendre, trahi par un instinct de survie ou dégoûté par ma propre faiblesse.

 

Je ne peux pas dire que je souhaite avoir réussi, parce que, selon toute probabilité, j'ai bel et bien réussi, j'ai réussi à chaque fois. Six morts. Non, pas seulement six.

 

Une infinité.

Fois six.

Il y a des infinis plus ou moins grands.

Mais je n'en savais rien, à l'époque.

 

Robert Charles Wilson

Divisé par l'infini

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Bifrost n° 41

Bifrost n° 41

Pendant que je faisais disparaître avec application le contenu de mon assiette, le pouvoir maléfique s'enflait en moi. Je m'efforçais de me distraire grâce à des procédés mnémoniques enfantins — berceuses, chansons apprises à l'école — en une vaine tentative pour retarder la confrontation imminente. Comme si j'avais pu échapper à la conscience de ce que je glissais dans ma bouche et à la malignité croissante qui prenait forme lors de mes repas. Les démons du monde inférieur se réveillaient, prêts au combat, je le sentais aussi infailliblement que je savourais le croquant caoutchouteux des boulettes et les immondes saveurs de mort dégagées avec leurs sucs.

 

Pourtant, je tirais un certain réconfort de ce déjeuner grotesque, par la conscience transcendante que mes actes inversaient le cours du temps, éloignaient le mal et tenaient en respect les habitants de la fosse. A l'échelle colossale de l'immense univers de mort, le répit était d'une brièveté saisissante, mais il suffisait, il suffisait, je ne pouvais faire davantage.

 

Seul, haruspex opposé au mal.

 

Christopher Priest

Haruspex

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Bifrost n° 39

Bifrost n° 39

On était au tout début du mois d'Aron, deuxième mois des automnes. J'avais demandé une translation au choix, depuis très, très longtemps. Mon choix, c'était Mars, bien sûr. J'avais tous les quotas et je ne comprenais pas pourquoi mon tour n'arrivait jamais. Après tout, les bleus me jugeaient peut-être indispensable ici, à Aurora, petite ville du monde prime. J'attendais d'être appelée. Je me rendais presque tous les jours à l'un des dix centres milliens d'Aurora pour assister au ravissement des transités vers l'un des trois mondes ultimes, la Lune, Mars ou Vénus. Le quatrième, Mercure, serait ouvert bientôt, sans doute à la fin des automnes ou au commencement des hivers...

 

Michel Jeury

La Source rouge

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Bifrost n° 38

Bifrost n° 38

— Je... sommes-nous bien... où je pense ? bredouilla Peck.

— Oui, répondit Ambel. On retourne au bateau.

Au même moment, la brousse se déchira et un bras en surgit. Un bras long de six mètres, fin et apparemment dur comme l'os. La main, d'un bleu presque noir, mesurait deux mètres du poignet aux phalanges. Elle cueillit Peck et l'aspira dans les fourrés. Erlin vit ce qui se trouvait à l'autre extrémité du membre et eut de la peine à y croire. Le pauvre homme hurlait à pleins poumons. Un rire sonore et des gloussements d'aliéné vinrent se joindre à ses cris tandis que la forêt dense se refermait. Puis le vacarme cessa.

— On n'est pas dans la mouise ! s'exclama Ambel.

Un euphémisme aux yeux d'Erlin.

— On retourne à la barque, maintenant, hein ? demanda Boris, fébrile.

— Vas-y, et emmène la Terrienne avec toi !

Ambel pénétrait déjà dans le labyrinthe luxuriant.

— C'était quoi ? demanda la jeune femme.

Boris eut un sourire forcé.

— Oh ! ça ? C'était l'Ecorcheur.

Neal Asher

Spatterjay

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Bifrost n° 33

Bifrost n° 33

Il fallait d'abord frapper le chien. Pour attendrir la viande ou au contraire saturer les tissus d'adrénaline, afin d'augmenter sa saveur. Sur ce point, les écoles divergeaient, mais toutes admettaient l'importance du rituel. Le premier assistant de Paul Veyne tira de sa cage l'animal à poil gris, couleur de hyène. Le meilleur choix. Contrairement à la vision simpliste des Occidentaux, n'importe quel chien ne pouvait convenir pour la préparation du Thit cho. A défaut d'un gris, on pouvait se rabattre sur un jaune tacheté de marron. Jamais un noir, réservé au traitement des maladies mentales, ce qui aujourd'hui aurait fait montre d'une impardonnable faute de goût. La bête tenta de se dégager mais ses membres étaient entravés par un câble d'acier.

« Diffusion dans quinze secondes. »

Paul fixa le décompte numérique affiché sur l'écran. Un LIVE clignota avant de laisser place à un gros plan de sa femme. Elle était assise au milieu de leur salon, le canon d'un automatique pointé sur sa tempe. La situation n'avait rien d'exceptionnel, mais elle était éprouvante. Il devait l'oublier ; ne songer qu'à son art.

« Nous pouvons commencer. »

Xavier Mauméjean

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Bifrost n° 31

Bifrost n° 31

// ôta sa chemise à fleurs made in Bangkok, défit son pantalon, retira son slip, éjecta ses tongs.

 

« On se le fait façon cataplasme, chuchota-t-elle quand il s'allongea sur son ventre.

— Plutôt barbecue. »

 

Toute moite, elle diffusait une chaleur d'enfer à partir de son torse et de son ventre. Il se raidit tel un brandon. Cela coulait de source entre elle et lui depuis tant de mois qu'il la pénétra sans crier gare. Jalna agita les hanches comme un petit train du Texas. Ça filait doux tandis qu'elle fumait son joint, là-haut, tout là-haut dans son arbre.

 

Soudain, elle sanglota.

 

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

 

Puis elle éclata de rire : « Aie ! Je me sépare. »

 

Les murs de la chambre s'éloignaient à l'infini. Jalna perçut nettement qu'elle se divisait par le milieu. Une faille s'ouvrit depuis son sexe, gagna son nombril, atteignit son cerveau. Scindée en deux ! Une tristesse sans fond immergeait une part de son esprit, tandis qu'un rire dément secouait l'autre. Ignorant la fulgurante apparition de cette crise hystérique, Everett écartela son corps, plongea dans ce gouffre de douleur insoutenable...

 

Philippe Curval

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Bifrost n° 25

Bifrost n° 25

« Ses pattes atrophiées, repliées sous son torse, semblent d'inutiles appendices de chair molle. Sa tête repose, couchée sur une plate-forme soutenue par un échafaudage. Il a les yeux mi-clos, et de grands filets larmoyants pendent sous ses paupières. La partie supérieure de sa boîte crânienne a disparu. On devine, à la lueur des lanternes, l'éclat terne de l'acier, et celui, plus chaleureux, du cuivre, qui lui font une couronne obscène en lieu et place du cerveau. Un bouquet de câbles s'échappe de l'ouverture et court se perdre vers le fond de la soute, où chuintent des machines. L'échine est fendue. Les Ingénieurs ont pratiqué une large incision sur près de deux mètres en hauteur. Un cocon d'acier emplit l'espace béant. A l'intérieur, une couchette installée à la verticale, flanquée de cadrans et d'une douzaine de leviers... »

« Trouver son cœur et tuer la bête », de Johan Heliot, un fantastique récit prenant pour cadre l'univers de La Lune seule le sait, prix Rosny Aîné du meilleur roman.

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Bifrost n° 23

Bifrost n° 23

« Quand l'explorateur arctique s'éveille de son cauchemar de glace et de vent, il retrouve un monde de glace et de vent. Ses gelures qui se sont réchauffées dans son sac de couchage lui donnent l'impression d'avoir les pieds et les mains en feu. La douleur est presque insupportable, mais il se convainc qu'il va vivre. Du moment que son compagnon est en état de conduire le traîneau, lui-même survivra. Il se traîne hors de la tente, plisse les yeux sous l'éclat du soleil. Lorsqu'il s'aperçoit que les chiens et le traîneau sont partis, il reste longtemps à contempler leurs traces qui s'effacent dans le vent. Dans mes rêves, les morts portent témoignage.

 

Du fond de la mer, les marins morts agitent les bras.

 

Gelé dans la glace, un doigt de cuir pointe et accuse.

 

Tic-tac tic-tac, fait mon cœur dans son compte à rebours vers le zéro. »

 

Bruce Holland Rogers

L'Autre Bord (Prix Nebula)

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Bifrost n° 21

Bifrost n° 21

D'abord l'odeur : caoutchouc brûlé, pneus cuits par le soleil, carburant au goutte à goutte...

Au loin, quelques grattements — griffes sur la tôle tiède.

Ton corps en alerte t'oblige à ouvrir les yeux. Toute résistance est vaine. Ils sont de plus en plus proches. Menaçants — griffes sur la tôle tiède.

La lumière pénètre ton œil ; aveuglement suivi de quelques nuages d'insectes lumineux. Enfin ton regard trouve un chemin vers la réalité : minuscule triangle de ciel nocturne.

Tu es assis dans une épave de voiture.

Tu ne comprends pas ce que tu vois : des carcasses broyées sur ta gauche et ta droite, des voitures couches sur couches, devant, derrière, dessous, au-dessus, qui t'étouffent et te laissent juste apercevoir la Lune — pleine comme un ventre qui attend l'enfant.

Déjà un coup de patte précis...

Sur ta droite, le verre sécurit explose. Derrière, un animal grogne. Devant, ses congénères hurlent à la mort... Des loups ?

Une gueule jaillit des ténèbres pour te saisir à la gorge. Longue et puissante, brillante de salive.

Une patte déchire ta chemise et laisse paraître les poils sombres qui couvrent ta poitrine.

Un goût de métaux envahit ta bouche.

Te voilà sur le long ruban d'Extermination Hiqhway, une route qui ne connaît pas de fin...

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Étoiles vives 7

Étoiles vives 7

Le 12 janvier 2018, le visage du Monde a changé. Les différents courants de pensée — philosophiques, politiques, religieux — se sont matérialisés en attracteurs, des zones qui tentent de vous piéger comme le ferait un trou noir et menacent à jamais votre libre arbitre...

La téléportation, c'est le pied ! Vous n'êtes qu'une information, vous voyagez instantanément et à l'arrivée l'information redevient tissus et mémoire. Cependant... la copie est-elle à 100% fidèle à l'original ? Et surtout, que deviennent les corps rendus inutiles ?

Au début, ce n'est qu'une simple opération chirurgicale pour sauver un enfant victime d'une tumeur au cerveau ; mais voilà que l'expérience prend des allures de cauchemar quand des milliers de personnes se réveillent dans la tête dun jeune patient. Ah, que de raisons d'être heureux !

Le message est parvenu sur Terre : il existe quelque part, sur une planète océane, une civilisation intelligente. Et si ce message était destiné aux dauphines plutôt qu'aux humains ?

Greg Egan, né en 1961, n’a eu besoin que de dix ans, quarante nouvelles et cinq romans, pour faire exploser les thématiques de la science-fiction. Ce précurseur venu du pays des kangourous est notamment l’auteur de La Cité des permutants. Mais (comme tant d’autres) c’est dans le domaine de la nouvelle qu’il impose la pleine et entière puissance de son talent. Au sommaire de ce numéro deux récits de cet auteur et une longue étude de Philippe Boulier pour comprendre pourquoi la science-fiction n’est plus la même depuis l’arrivée de Greg Egan.

Michael Rheyss, Laurent Queyssi et À l’image des dinosaures de James Patrick Kelly (prix Hugo 1996), complètent cette sélection.

Les auteurs d’aujourd’hui et de demain animent Étoiles Vives ! L’anthologie 100 % rêve et dépaysement.

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Étoiles vives 6

Étoiles vives 6

Un nouveau groupe vient d'arriver dans les bacs des disquaires : Plan Ten, dont le succès est phénoménal, surtout depuis que certaines autorités assurent que leur musique s'avère dangereuse pour la santé mentale...

Un écrivain pour la jeunesse aperçoit un ange sur un banc, en plein San Francisco. S'ensuit une quête de l'amour éternel, une poursuite à travers l'une des plus belles villes du monde.

Et si une nouvelle race dominante apparaissait sur Terre, prenant racines dans les meurtres qui ont ensanglanté Londres en 1888 ; qu'arriverait-il aux sociétés modernes ? Pourraient-elles lutter contre des êtres qui ont assimilé l'astuce fondamentale du cancer ?

En l'Art Un, notre armada d'un million d'astronefs est arrivée pour coloniser et revendiquer pour patrie l'oeil de cette sauterelle géante sur laquelle nous vivons désormais. C'était une entreprise probablement impossible, condamnée à l'avance. Mais nous étions alors une race jeune et vigoureuse...

Andrew Weiner, auteur né en Angleterre mais vivant au Canada a signé deux romans (dont un à paraître chez Bifrost/Étoiles Vives) et une bonne cinquantaine de nouvelles. Ses textes, dans la grande tradition de Theodore Sturgeon et Fredric Brown, explorent toujours avec humour et tendresse les notions d'altérité, de succès, de folie. Deux récits, un entretien et une bibliographie commentée vont vous permettre de faire réellement connaissance avec cet auteur attachant.

Des récits de Mike Conner (Chien d'aveugle, prix Nebula), André-François Ruaud, Brian Hodge et une nouvelle hallucinée de Michael Swanwick : Sauterelle, notre mère, complètent cette sélection.

Les auteurs d'aujourd'hui et de demain animent Étoiles Vives ! L'anthologie 100 % rêve et dépaysement.

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Étoiles vives 5

Étoiles vives 5

Grâce aux progrès de la science, Simon et Lucie vont vivre une jolie histoire d'amour à durée limitée. Mais... attention aux effets secondaires !

Panique à la bibliothèque ! Un nouvel ouvrage, un petit teigneux prénommé Dune, soupçonne que les rapports livres / humains ne sont pas exactement ceux que l'on veut faire croire à ses semblables.

À quoi pense Picasso quand il donne 500 francs à un étudiant des beaux-arts pour que celui-ci se rende à Madrid afin d'observer un tableau de Greco : Les Toits de Tolède. Et si Picasso n'était pas un simple peintre, mais plutôt un magicien...

Comme le Bord du monde se trouvait juste derrière la voie de chemin de fer et que la journée était brûlante de poussière et d'ennui, Peggy, Russ et Donna décidèrent d'aller voir ce que pouvait bien cacher ce P... de gouffre.

L'homme a été retrouvé noyé au milieu de son salon. Etrange. Mais plus étrange encore : au mur se trouve accrochée la carte d'un pays qui n'existe pas.

Michael Swanwick – l'un des meilleurs stylistes de la SF américaine – a reçu une kyrielle de prix littéraires, le Nebula pour Station des profondeurs (J'ai Lu), le World Fantasy Award pour Radio Waves (Etoiles Vives N°2), le Theodore Sturgeon Award pour Le Bord du monde (dans ce numéro). Nous vous proposons ici de découvrir cet auteur inclassable, avec deux textes, une étude de Philippe Boulier et une bibliographie complète.

Des récits de Jean-Jacques Girardot, Andrew Weiner, Michael Rheyss, Patrick Eris, Marie-Pierre Najman et Emmanuel Levilain-Clément (le lauréat du prix Infini 1998) complètent cette sélection.

Les auteurs d'aujourd'hui et de demain animent Étoiles Vives ! L'anthologie 100 % rêve et dépaysement.

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Étoiles vives 4

Étoiles vives 4

Vous êtes mort, vous faites tranquillement le tour de la petite ville où vous avez passé une partie de votre vie. Vous partagez un bon moment avec La Veuve de Charlie et en fait, à bien y réfléchir, tout irait bien si vous n'étiez pas poursuivi par une bête horrible, le Broyeur de Cadavres...

Pour quatre explorateurs terriens, le cauchemar commence quand la plus grande secousse sismique qu'ait connue Miranda les bloque à dix-sept kilomètres sous la surface de cette lune qu'ils croyaient morte. Les voilà donc plongés dans un voyage au centre de la Terre conditionnant ni plus ni moins que leur survie...

Aujourd'hui c'est la fin du monde, et votre corps irradié vous abandonne, votre esprit se liquéfie... Il ne vous reste plus qu'à vous accrocher aux étranges invertébrés que vous concevez dans votre laboratoire et qui vont, dans des claquements de mâchoires métalliques, réinventer l'amour et la sexualité.

Depuis cinquante-cinq millions d'années, le croiseur de combat automatisé Tempest, piloté par l'I.A. Van Hungen, poursuit à la vitesse de la lumière le Perseus, un immense vaisseau-monde peuplé d'humains et d'extraterrestres. Leur guerre éternelle a un but : l'ultime territoire, une bulle de vide mythique où résident les derniers secrets de l'univers.

Spécialiste des satellites orbitaux, G. David Nordley a signé de nombreux articles sur l'utilisation possible de l'antimatière dans la propulsion interstellaire, les lasers, les vitesses supérieures à celle de la lumière, etc. Tels Larry Niven ou Charles Sheffield, il est de ces auteurs qui forgent du rêve à partir de la science.

Découvrez-le avec deux très longs récits dont Dans la grande faille de Miranda, une des plus grandes aventures de la SF moderne. À cette sélection s'ajoutent une nouvelle dérangeante de Pat Murphy, auteure californienne sous-estimée en France, et un Space Opera démesuré des deux jeunes espoirs de la SF francophone, Thomas Day et Jean-Jacques Nguyen, découverts dans l'anthologie Escales sur l'horizon.

Les auteurs d'aujourd'hui et de demain animent Étoiles Vives ! L'anthologie 100% rêve et dépaysement.

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Étoiles vives 3

Étoiles vives 3

Vous vous réveillez menotté dans une chambre d’hôtel que vous ne connaissez que trop bien, une femme dont vous ignorez tout vous ouvre l’épaule au scalpel pour récupérer dans votre corps un secret qui dépasse tout ce que la science a imaginé jusqu’ici — un paradoxe mathématique que seul pourra vaincre Radieux, un ordinateur entièrement constitué de lumière.

 

Jules Verne avait raison, il existe quelque part un canon immense capable d’envoyer des gens sur la Lune et, qui sait, peut-être beaucoup plus loin...

 

En 1900, la vie de Tommy Simmons bascule le jour où à la suite d’une ballade en vélo, sur la plage, il montre dans un étrange engin qui le conduira jusqu’au Tibet, à la rencontre des mystérieux et dangeureux Hommes-Fourmis.

 

Roger Thunder Horse attend que Victor Charlie — l’ennemi vietcong — se présente dans la ligne de mire de son M16. Aux premières rafales, il se dit que c’est un beau jour pour mourir, sans ignorer que la magie de son peuple se joue parfois de la mort...

 

Retour de l’anthologie 100% rêve et dépaysement avec deux textes de la nouvelle star de l a SF britannique, Stephen Baxter, mais aussi : l’Américain Owl Goingback pour une envoûtante histoire de magie amérindienne sur fond de guerre du Vietnam ; le Français Francis Valéry, véritable révélation de ces dernières années, qui nous emmènera à la recherche d’hippocampes et des secrets du passé — dans un texte simakien s’il en est. Et pour finir, Radieux de Greg Egan, un des récits les plus vertigineux de ces dernières années qui prouve que cet auteur australien est le digne successeur de Philip K. Dick.

 

Etoiles Vives !

Deux fois par an, une sélection de récits de SF et de Fantasy imaginés par les auteurs d’aujourd’hui et de demain.

Humour, aventures extraordinaires, voyages infinis, à chaque fois au rendez-vous.

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