Où repose la hache
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22,90 €
12,99 €
Il était une fois un couple d’amoureux qui se promenait au crépuscule et se querellait.
« Inutile, c’est ce que tu es, dit la fille. Tiens, je pourrais créer un homme en tout point aussi valable que toi à partir de deux rimes et d’une pincée de clair de lune.
– Il me plairait de te voir essayer », répondit son compagnon.
La fille tendit la main vers la brillante lune argentée tout juste levée au-dessus des collines. Elle recueillit une poignée de clair de lune, qu’elle entrelaça de deux rimes, et laissa le tout s’envoler. Alors un homme se tint là, vêtu d’une veste aussi pourpre que le crépuscule, avec des boutons aussi argentés que la lune. Il ne resta pas assez longtemps pour que le couple ait le temps de s’émerveiller, les précédant bientôt sur le chemin, marchant, dansant et sautillant entre les haies, loin devant, jusqu’à gagner le village…
Jo Walton, Trois contes du crépuscule
11,90 €
Il était une fois un couple d’amoureux qui se promenait au crépuscule et se querellait.
« Inutile, c’est ce que tu es, dit la fille. Tiens, je pourrais créer un homme en tout point aussi valable que toi à partir de deux rimes et d’une pincée de clair de lune.
– Il me plairait de te voir essayer », répondit son compagnon.
La fille tendit la main vers la brillante lune argentée tout juste levée au-dessus des collines. Elle recueillit une poignée de clair de lune, qu’elle entrelaça de deux rimes, et laissa le tout s’envoler. Alors un homme se tint là, vêtu d’une veste aussi pourpre que le crépuscule, avec des boutons aussi argentés que la lune. Il ne resta pas assez longtemps pour que le couple ait le temps de s’émerveiller, les précédant bientôt sur le chemin, marchant, dansant et sautillant entre les haies, loin devant, jusqu’à gagner le village…
Jo Walton, Trois contes du crépuscule
6,99 €
Lot rassemblant les six titres de la collection « Une Heure-Lumière » parus en 2025 :
72,40 €
D’ici un siècle, peut-être davantage.
Au fin fond de la taïga russe, des milliers d’années après leur disparition, les mammouths foulent à nouveau la Terre… et meurent. Mais si le clonage d’ADN exhumé du permafrost dont ils sont issus garantit l’inné, il n’assure en rien l’acquis. Désarmés, sans le savoir et l’expérience des matriarches d’une génération antérieure inexistante, les géants dépérissent. Or, il existe peut-être une solution : Damira Khismatullina, éthologue de renommée mondiale, spécialiste des pachydermes qui a dédié sa vie à la défense des éléphants du continent africain — en vain. À cette nuance près que Damira a été assassinée par des braconniers il y a bien longtemps. Qu’à cela ne tienne : les scientifiques russes disposent d’un atout. Effrayant, terrible, résolument contre-nature…
« Tout à la fois époustouflant et déchirant. »
Charlie Jane Anders - The Washington Post
Né au Québec, mais ayant grandi en Californie, Ray Nayler a vécu et travaillé à l’étranger pendant deux décennies — en Russie, au Turkménistan, au Tadjikistan, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Afghanistan, en Azerbaïdjan, au Việt Nam et au Kosovo, autant de pays dont il maîtrise les langues. Diplômé de la School of Oriental and African Studies de Londres, il est aujourd’hui chercheur invité à l’Institute for International Science and Technology Policy de l’université George Washington. Son premier recueil, Protectorats, est paru en France en 2023 aux éditions du Bélial’ — un inédit mondial distingué par le Grand Prix de l’Imaginaire. Sorti en France en 2024, le roman La Montagne dans la mer, lauréat du prix Locus, a rencontré un succès public et critique considérable, achevant d’installer Nayler dans le cénacle restreint des écrivains de science-fiction contemporains essentiels. Défense d’extinction, récit hyper sensible sur la place du vivant et les limites des ambitions humaines dans un monde fini, est sa première incursion dans la collection « Une heure-lumière ».
12,90 €
D’ici un siècle, peut-être davantage.
Au fin fond de la taïga russe, des milliers d’années après leur disparition, les mammouths foulent à nouveau la Terre… et meurent. Mais si le clonage d’ADN exhumé du permafrost dont ils sont issus garantit l’inné, il n’assure en rien l’acquis. Désarmés, sans le savoir et l’expérience des matriarches d’une génération antérieure inexistante, les géants dépérissent. Or, il existe peut-être une solution : Damira Khismatullina, éthologue de renommée mondiale, spécialiste des pachydermes qui a dédié sa vie à la défense des éléphants du continent africain — en vain. À cette nuance près que Damira a été assassinée par des braconniers il y a bien longtemps. Qu’à cela ne tienne : les scientifiques russes disposent d’un atout. Effrayant, terrible, résolument contre-nature…
« Tout à la fois époustouflant et déchirant. »
Charlie Jane Anders - The Washington Post
Né au Québec, mais ayant grandi en Californie, Ray Nayler a vécu et travaillé à l’étranger pendant deux décennies — en Russie, au Turkménistan, au Tadjikistan, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Afghanistan, en Azerbaïdjan, au Việt Nam et au Kosovo, autant de pays dont il maîtrise les langues. Diplômé de la School of Oriental and African Studies de Londres, il est aujourd’hui chercheur invité à l’Institute for International Science and Technology Policy de l’université George Washington. Son premier recueil, Protectorats, est paru en France en 2023 aux éditions du Bélial’ — un inédit mondial distingué par le Grand Prix de l’Imaginaire. Sorti en France en 2024, le roman La Montagne dans la mer, lauréat du prix Locus, a rencontré un succès public et critique considérable, achevant d’installer Nayler dans le cénacle restreint des écrivains de science-fiction contemporains essentiels. Défense d’extinction, récit hyper sensible sur la place du vivant et les limites des ambitions humaines dans un monde fini, est sa première incursion dans la collection « Une heure-lumière ».
6,99 €
Revues - Bifrost - 118
« “La science-fiction est un puissant outil pédagogique, un véhicule idéologique non négligeable, et la plus riche expression de l’imagination créatrice.” Ainsi Ayerdhal (1959-2015) parlait-il d’un genre dans lequel il était tombé tout petit, par les mannes d’une bibliothèque paternelle stratosphérique, et auquel il consacra toute son œuvre ou quasi. Ayerdhal était un homme de combat, d’engagement. Un homme en colère, aussi. Contre l’injustice, la bêtise et le médiocre. Il ne cessa de défendre la SF, et singulièrement la SF française, à une époque où le milieu éditorial comme le grand public la dénigrait ouvertement — plus encore que maintenant, ce qui n’est pas peu dire. De même qu’il ne cessa de défendre les auteurs, leurs droits et leur statut. Venu sinon à l’écriture, en tout cas à la publication sur le tard (un peu avant 30 ans), son œuvre (une petite vingtaine de romans ; une quarantaine de nouvelles), éminemment politique, viscéralement narrative, est de celles qui firent un bien immense au genre — à un moment où il en avait un besoin vital. Comme tous les engagés, les enragés, même, Ayerdhal pouvait cliver. Propulsé chef de bande, celle de cette SFF du tournant des années 2000, il était à l’image de ses héros de papier, libre, insoumis, fort des qualités de ses défauts, et inversement. Début 2015, un cancer déjà bien avancé lui fut diagnostiqué, une saloperie qui ne lui laisserait qu’une poignée de mois avant de rejoindre son pote Roland C. Wagner, disparu dans un accident de voiture à l’été 2012. En trois ans, la SF d’expression française venait de perdre les deux meilleurs auteurs encore actifs de cette génération née à la bascule des années 60. Et la vérité, c’est qu’elle ne s’en est toujours pas totalement remise… »
Olivier Girard
11,90 €
« “La science-fiction est un puissant outil pédagogique, un véhicule idéologique non négligeable, et la plus riche expression de l’imagination créatrice.” Ainsi Ayerdhal (1959-2015) parlait-il d’un genre dans lequel il était tombé tout petit, par les mannes d’une bibliothèque paternelle stratosphérique, et auquel il consacra toute son œuvre ou quasi. Ayerdhal était un homme de combat, d’engagement. Un homme en colère, aussi. Contre l’injustice, la bêtise et le médiocre. Il ne cessa de défendre la SF, et singulièrement la SF française, à une époque où le milieu éditorial comme le grand public la dénigrait ouvertement — plus encore que maintenant, ce qui n’est pas peu dire. De même qu’il ne cessa de défendre les auteurs, leurs droits et leur statut. Venu sinon à l’écriture, en tout cas à la publication sur le tard (un peu avant 30 ans), son œuvre (une petite vingtaine de romans ; une quarantaine de nouvelles), éminemment politique, viscéralement narrative, est de celles qui firent un bien immense au genre — à un moment où il en avait un besoin vital. Comme tous les engagés, les enragés, même, Ayerdhal pouvait cliver. Propulsé chef de bande, celle de cette SFF du tournant des années 2000, il était à l’image de ses héros de papier, libre, insoumis, fort des qualités de ses défauts, et inversement. Début 2015, un cancer déjà bien avancé lui fut diagnostiqué, une saloperie qui ne lui laisserait qu’une poignée de mois avant de rejoindre son pote Roland C. Wagner, disparu dans un accident de voiture à l’été 2012. En trois ans, la SF d’expression française venait de perdre les deux meilleurs auteurs encore actifs de cette génération née à la bascule des années 60. Et la vérité, c’est qu’elle ne s’en est toujours pas totalement remise… »
Olivier Girard
6,99 €
Revues - Bifrost - 116
« Nouvelliste. Romancière. Essayiste. Informaticienne. Mère, bien sûr. Et portée par un maillage de convictions bien chevillées qui orientent sa vie et irriguent son œuvre. En 2026, Catherine Dufour fêtera (ou pas) les 25 ans de son premier roman. Un quart de siècle au cours duquel elle n’aura cessé de revisiter les genres — fantasy, science-fiction, fantastique — pour dire le monde, ses misères et ses urgences. Une œuvre en mode alerte, politique, en somme, mais dotée d’un sens de la phrase et du récit jamais pris en défaut — ce n’est pas là la moindre de ses qualités, l’élégance mariée à une facilité qui n’est bien entendu que d’apparence.
Le corpus que nous abordons ici occupe une place singulière dans le champ de l’Imaginaire francophone contemporain. D’aucuns diraient centrale, nous parlerons de nécessaire. Il va sans dire que le présent dossier l’était tout autant… »
Olivier Girard
11,90 €