Actualités

“La Ménagerie de papier” chez Yossarian

« Avec ses dix-neuf nouvelles d’un éclectisme rare, La Ménagerie de papier tente de restituer un peu de chaleur humaine au sein d’un univers froid, insensible et privé de libre-arbitre. En nous racontant des histoires du futur, de l’ailleurs ou du passé, Ken Liu essaie de susciter un écho de sa propre sensibilité dans celui du lecteur. » Yossarian

“Les Ferrailleurs du cosmos” au Pays des Cave Trolls

« Les ferrailleurs du cosmos est ainsi une lecture agréable pleine d’actions, de courses poursuite, de sense of wonder, de rebondissements, mais aussi avec une part non négligeable de réflexion. Une lecture qui fait rêver et regarder vers les étoiles en espérant se retrouver à bord du Loin de chez soi pour vivre de folles aventures et découvrir de nouvelles planètes. » Au Pays des Cave Trolls

“Sept Redditions” chez En attendant Nadeau

« Un peu comme le Jérusalem d’Alan Moore, la somme romanesque d’Ada Palmer repousse les limites du fantastique ou de la science-fiction pour entrelacer imaginaire et métaphysique. Entre Dune et Le fils naturel, entre Les liaisons dangereuses et Fondation, elle développe une œuvre brillamment originale, qui plaît autant qu’elle fait réfléchir. » En attendant Nadeau

“Poumon vert” dans les Notes d'Anouchka

« Cette novella conviendra sans doute à des lecteurs ouverts à une certaine forme d’introspection contemplative. Elle est reposante tout en tapant dans des endroits qui peuvent faire mal suivant votre état d’esprit du moment, et comporte un aspect purement SF vraiment intéressant. En tout cas, elle fait clairement partie de mes UHL favoris. » Les Notes d'Anouchka

Derio !

Notre ami Nicolas Fructus fête aujourd'hui ses cinquante piges… et en profite pour nous inviter à découvrir un projet au long cours : le monde de Derio !
Au programme : moult plans et cartes, des dessins et des récits… et même de la musique (car Nicolas Fructus compose aussi). Bonne visite !

“Harrison Harrison” chez Scifi Universe

« Harrison Harrison est un roman d’aventures et d’apprentissage remplis de mystères qui pioche judicieusement dans la mythologie lovecraftienne : on y parle d’étoiles alignées, on y croise des créatures innommables et les tableaux peints enfermant l’âme des victimes sont remplacés par des sculptures sur os terrifiantes. Bref, ce roman émouvant et horrifique est à lire un soir de tempête ou en bord de mer sur la plage ! » Scifi-Universe

"La Survie de Molly Southbourne" dans la Yozone

« Avec La survie de Molly Southbourne, l’auteur parvient à se renouveler, à développer le personnage de Molly d’une autre manière, peut-être inattendue mais moins significative que la première fois où il a touché l’excellence. Y rester tient de la gageure, mais la présente novella fait bonne figure, prolongeant cette création si puissante, avant un ultime développement en cours d’écriture. » La Yozone

Le Bifrost 98 dans la Yozone

« La couverture de ce Bifrost 98 est une merveille introduisant parfaitement le dossier que j’ai trouvé excellent. Les nouvelles au sommaire ne déparent pas l’ensemble de haute volée.
Un très bon numéro ! » La Yozone

Enfin en librairie !

Maintes fois décalés, ils arrivent tous les trois en librairie aujourd'hui :
Les Sept Pierres de l'espace d'Edmond Hamilton (trad. Pierre-Paul Durastanti), cinquième aventure de l'incroyable Capitaine Futur ; La Survie de Molly Southbourne de Tade Thompson (trad. Jean-Daniel Brèque), la suite très attendue des Meurtres de Molly Southbourne ; Comment parle un robot ? de Frédéric Landragin, qui questionne les liens entre linguistique et science-fiction !

“Sept Redditions” dans la Yozone

« Après le très recommandable Trop semblable à l’éclair, Sept redditions conforte le lecteur dans le sentiment de tenir là un cycle de Science-Fiction qui fera date. Il est ambitieux, exigeant, troublant, surprenant tant il sort des sentiers battus, mais demande à être apprivoisé pour en embrasser toute la richesse et la beauté. » La Yozone

“Le Choix” au Pays des Cave Trolls

« Le Choix de Paul J. McAuley est pour moi un des plus beaux romans de cette collection Une heure Lumière. Un texte très humaniste qui démontre qu’en peu de pages, on peut arriver à produire une science-fiction de grande qualité, avec de nombreuses thématiques, de l’émotion et de la réflexion. » Au Pays des Cave Trolls

“Trop semblable à l'éclair” chez Numerama

« Voilà aussi pourquoi il s’agit d’un chef d’œuvre de la science-fiction : refermer un livre de SF, c’est repartir avec une vision plus riche, plus large, plus diversifiée du monde, après avoir eu le courage de se confronter à l’altérité, à une société que l’on n’aurait pas imaginé. » Sur Numerama, quatre bonnes raisons de se plonger dans “Terra Ignota”.

Les critiques de Bifrost

Toxoplasma

Toxoplasma

Sabrina CALVO
LA VOLTE
19,00 €

Bifrost n° 97

Critique parue en janvier 2020 dans Bifrost n° 97

Après le méditerranéen et contemporain Sous la Colline, Sabrina Calvo emporte avec Toxoplasma ses lecteurs et lectrices outre-Atlantique, dans un futur que l’on suppose proche. L’autrice y imagine, avec une puissante inventivité, le triomphe à Montréal d’une Commune évoquant à plus d’un titre celle qui gouverna fugitivement Paris en 1871. Émergeant comme celle-ci d’un chaos généralisé – provoqué ici par la déflagration technologique que fut l’effondrement soudain d’Internet –, le «  Printemps d’érable » a fait de Montréal le fertile terreau d’une floraison d’expériences libertaires. Certaines consistent à définir de nouvelles modalités économiques, telle celle dont participe Nikki, l’une des trois protagonistes de Toxoplasma. La jeune femme travaille dans un singulier vidéoclub ne proposant à sa clientèle que d’antiques VHS de films d’horreur des années 1980, que l’on loue avec des « vrais billets, des faux billets, des coupures de journaux, des bijoux. » Puisque désormais « tout se vaut. » D’autres, comme Kim (l’amante de Nikki) et Mei, usent de leurs talents informatiques pour étendre la révolution montréalaise à «  la Grille », l’espace numérique qui a succédé au défunt Net. Aux côtés de cette cinéphile se défiant des hiérarchies esthétiques et adepte du troc, ou de ces anarcho-hackeuses réinventant le monde virtuel, l’on retrouve encore les membres d’une communauté sylvestre aux allures matriarcales : dans celle-ci, «des hommes lavent leurs affaires dans des baquets. Des femmes transportent des poutres pour construire une cabane dans les arbres. » Les unes et les autres tracent ainsi quelques-uns des nombreux « sentiers [qui] se croisent et se perdent les uns dans les autres, dévoilant à chaque lacet un mode de vie , une fenêtre vers le futur ».

Mais, en cela semblable à la fragile Commune parisienne, l’isolat libertaire formé par Montréal vit sous la menace constante d’une nouvelle sorte de Versaillais. Passé sous la coupe du « Roy », le pouvoir fédéral canadien allié « des fascistes au pouvoir aux USA » a massé ses miliciens aux portes de la ville. Et d’ainsi s’annoncer un apocalyptique «ballet d’hommes en cuir [qui] vont tout ravager, […] ne rien laisser » de cette libre Montréal… Mais comme le clame le speaker d’une radio (vraiment) libre émettant depuis les profondeurs boisées entourant la cité révoltée : « le futur est un cauchemar mais l’avenir de l’homme est une femme ». Ou plutôt les femmes que sont Nikki, Kim et Mei. Réunies en une sororité féministe, lesbienne et cosmopolite – toutes sont originaires d’un continent différent –, cette trinité intersectionnelle accouchera du miracle à la fois mystique et technologique par lequel se clôt Toxoplasma. Chacune y jouera un rôle particulier, reflet de sa profonde singularité. Nourrie de sa passion pour le cinéma-bis, mais aussi de ses rêves visionnaires, la psychogéographe Kim débusque à travers Montréal « des signaux qui grésillent, un monde invisible qui se superpose à celui, visible, qu’elle foule ». Sorte de chamane numérique, Kim explore la Grille comme s’il s’agissait d’un au-delà 2.0, tandis que la Bad Girl Mei s’y fait tantôt voleuse, tantôt guerrière pour en percer elle aussi les mystères. Au terme de ces enquêtes – car Toxoplasma, généreux melting-pot générique, tient aussi du polar –, le trio d’héroïnes mettra à jour les fondements féminins et salvateurs d’un monde dont Montréal constitue le centre géométrique et occulte…

Pour donner non seulement à lire, mais plus encore à voir comme à ressentir le foisonnement de Toxoplasma, Sabrina Calvo use avec une puissance encore plus affirmée des « armes » stylistiques mobilisées dans Sous la Colline. Les unes empruntent au vérisme anxiogène d’une SF hardboiled et dystopique. Les autres relèvent d’une poésie incantatoire jusqu’à l’hallucination, déployant peu à peu le lumineux horizon d’une utopie en passe de devenir réalité. Pas étonnant, donc, que Toxoplasma, dont l’audace et la singularité militantes évoquent celles d’un China Miéville, ait été récompensé (entre autres distinctions) par le Grand Prix de l’Imaginaire.

Pierre CHARREL

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